mercredi 18 mai 2011

Stabulation à deux étages

  1. Introduction
La classe de 2nde pro est allée visiter le GAEC Le Cret situé à Messy le Mardi 10 Juin 2011.
Cette exploitation est composée d’un bâtiment à deux étages. Au rez-de-chaussée se trouve une étable entravée et à l’étage supérieur se trouve la partie stockage pour le foin et la paille ainsi que les génisses.


  1. Historique

1981=Installation de Monsieur Jacquard avec 20 vaches laitières et 10 génisses.
1997=Construction d’un nouveau bâtiment.
2002=Installation des deux fils dans la même année.
2008=Construction d’un nouveau bâtiment pour 75 vaches et 75 génisses.

  1. Production

Le Gaec produit du lait avec des vaches de race Montbéliarde et Abondance. Ils élèvent 75 vaches et 75 génisses .Le quota est de 355 000 litres de lait par an.
Les vaches sont nourries essentiellement de foin et d'herbe de prairie.
Il faut que les vaches passent 120 jours en alpage pour respecter le cahier des charges pour prétendre avoir l'AOC. Lors des périodes de pâturage ils disposent d'une salle de traite nomade qu'ils laissent en alpage pendant toute la durée de la saison. Ils utilisent un tank « tracté » qu'ils descendent tous les jours en quad pour le ramassage du lait.
Les périodes d'alpage commencent vers le10 Juin et se terminent aux environs du 10 Septembre, puis les vaches retournent en stabulation tout l'hiver où elles sont attachées.
Leur alimentation en stabulation se compose de la manière suivante :
- du foin a volonté.
-7 kg de regain (foin de 2nde coupe).
-3 kg de mélange (1/3) luzerne et (2/3) pulpe.

  1. Reproduction

Il y a 80% d'insémination artificielle et 20% en monte naturelle. Le taux de première IA est assez satisfaisant.

  1. Bâtiments

L'intégration des bâtiments dans le paysage n’est pas trop exigeante. Le seul inconvénient est le fumier car ils doivent le stocker pendant 6 mois. C'est pour cela qu’ils disposent d'une fosse de 2,70 m qui fait 850 m3. Les génisses sont en aire paillée.


  1. Avis Personnel.
Cette exploitation a un bâtiment doté d’un sens pratique .Il combine à la fois le stockage du foin et des vaches à l’attache dans un seul bâtiment afin de maximiser la surface du bâtiment. Ce système est, d’une part, original et d’autre part, bien étudié pour l’installation des bâtiments en montagne.


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G.Franck
C.Florian
L.Julien


Visite de l’atelier de transformation du lait


Nous sommes allés visiter la fromagerie et la beurrerie de L’ENILV (École Nationale des Industries du Lait et de la Viande) le lundi 9 mai 2011 à 8 heures.
Nous y sommes restés 1h30 environ. Nous avons donc visité les 4 ateliers où les odeurs et les températures changent beaucoup selon les ateliers. L’atelier de fabrication du beurre est le plus grand de Haute Savoie. La fromagerie et la beurrerie emploie 30 employés.
 Nous avons été accueillis par Sébastien Coté qui est moniteur spécifique de transformation de lait. Cet établissement accueille 400 élèves de la 2nd pro industrie laitière au master (Bac +5). Ce sont des formations en transformation (lait et viande) et analyses en laboratoire.
La laiterie récolte environ 2 millions de litres de lait par an grâce à 6 producteurs qui sont aux alentours (7km) du lycée. L’ENILV transforme le lait en plusieurs types de fromages d’appellation savoyarde :

  • Reblochon
  • Abondance
  • Raclette
  • Meule Rochoise
  • Tome
La production principale est le beurre car elle représente 95% de la production de beurre en Savoie et Haute Savoie. Il produit plus de 700 tonnes de beurre par an.
Il y a plusieurs ateliers :
  • Fabrication Reblochon
  • Fabrication Beurre
  • Fabrication Fromage à pâte pressée (Tome et Abondance)
Nous allons maintenant vous présenter la fabrication d’un des fromages réalisé durant notre visite.
Tout d’abord, le lait est ramassé la nuit car la durée de stockage est courte elle est de 24h, le lait est stocké dans des tanks. Le lait est transféré dans la salle de prétraitement. Il suivra différent traitement suivant les appellations. Pour l’appellation AOP il y a un dégazage pour enlever les odeurs puis un réchauffage à 35° C.

Schéma de la fabrication de L’Abondance :


=> Mise en cuve à 32° C
=> Maturation : incorporation de ferments, maturation pendant 30min
=> Emprésurage : incorporation de présure
=> Décaillage : découpage de caillé en petit cube a l’aide d’un tranche-caillé pour faire sortir le « petit lait » (Lactosérum) : c’est le début de l’égouttage
=> Chauffage, brassage et soutirage : après cette étape le lait et enlever de la cuve
=> Pré-pressage : le caillé décante sous des cloches de soutirage pendant 6 minutes
=> Moulage : le fromage est déposé dans des moules à Abondance avec une plaque de caséine sur le coté
=> Pressage et cerclage : durée du pressage 2h30 puis mis en cercle
=> Affinage : 5 à 8 mois


Nous remercions M. Sébastien Coté et M. Frank Lehmann pour ces informations qui nous ont aidées à réaliser ce compte rendu.La visite était intéressante



                                                          Léa A.    Anaïs M.   Marlène .P


L'Alpage



Le GAEC de l'Aulp Montmin


               1) Introduction :

Le jeudi 12 Mai, nous avons visité le GAEC de l'Aulp de Montmin. Elle est dirigée par la famille Fillion (deux frères et leurs parents). Les 2 frères se sont installés en 2003. L'exploitation se situe à 1450 mètre d'altitude. Cette exploitation dispose de 120 hectares (40 hectares de prairies temporaire et 80 hectares d'alpage).
Nous avons marché 5 km avant d'y arriver.

               2) Les productions :

Avec un cheptel de 90 vaches laitières de race Abondance, inscrit au contrôle laitier. Le quotas s'élève à 474 000 Litres. En moyenne les vaches produisent 7 000 L de lait par an. La meilleur a une production d'environ 10 000 L. Le Taux Butyrique s'élève à 38,5, la Taux Protéique est de 33.Le taux cellulaire s'élève a 60 000 par an, ce qui est un très bon taux. La totalité de la production est transformée en Reblochon fermier et une petite partie de la production est transformée en Tome de Savoie au printemps, lors de la chute de la consommation de Reblochon. Chaque année, ils produisent 68 000 kg de Reblochon et 2 000 kg de Tome. Les fromages sont valorisés à environ 1€ le litres de lait transformé, ce qui correspond à environ 6,45€ le kilo.
Ils vendent les femelles à 8 jour à 150-170 €, chez un éleveur de génisses prêtes, elle seront rachetées à un prix de 1400 € à l'age de 3 ans. Les vaches de réformes sont vendues à 750 €. La marge brute est de 3500 € par vache.
Ils disposent d'un restaurent implanté sur l'exploitation où ils réalisent environ 400 couverts par jours durant l'été. Les repas se constituent de spécialités savoyarde (fondu, tartiflette, raclette, …). Il est géré par deux groupes de sept salariés, travaillant une semaine sur deux. Ils font un peu de vente directe.

               3) Les bâtiments :

L'exploitation est divisée en deux sites :
      • le premier situé à Thônes pour l'hiver, à coté du lac d'Annecy
      • le second situé au col d'Aulp pour l'été.
Les bâtiment sont quasiment identique d'un site à l'autre. Le bâtiment d'été a été construit en 1996. Il contient :75 places d'attaches américaines, des caillebotis pour le lisier, une fosse de 260 m3 de contenance. L'alimentation est distribuée manuellement pour le fourrage et automatiquement par un feed-car pou r les concentrés.

               4) L’alimentation :

La montée en alpage a lieu de début mai à fin septembre.
L'alimentation est constituée de foin et de regain plus des concentrés( VL 18 et VL25 sertifié sans OGM). Les vaches reçoivent 7 kg de fourrage par jour, le reste est assuré par le pâturage. Ils produisent 150 à 200 tonnes de foin chaque année, le reste est acheté ainsi que la totalité de la paille.
               5) La reproduction :

Le GAEC pratique l’Insémination Artificielle. Le taux de réussites sur les premières chaleurs est de 60 %. Le regroupement des chaleur est effectué par la pose de spirales. Une grosse partie des vêlage a lieu à l'automne ( 10 à 15 vêlages par mois en moyenne). De fin Mars à fin Mai
il n'y a aucun vêlage.

               Conclusion :

C'est une très belle exploitation, qui a la chance d'avoir un bâtiment aussi bien implanté dans un site très touristique. Ceci va favoriser la vente directe. Elle a aussi de la chance d'avoir un axe possible en voiture ou en camion. Les pâtures sont bien répartis au tour du bâtiment.

Ce fut une bonne visite, très instructive et très passionnante.



PELLETIER. G
DOYEN. B
GUINOT. J

Vistite de la chevrerie Gaydon.

 
Visite d’une exploitation caprine avec transformation
du lait en fromage.

Mr et Mme GAYDON se sont installés en 2000 dans une petite exploitation en location. C’est en 2003 qu’ils ont fait construire un bâtiment et s’y sont installés en 2004. Sa femme est chef d’exploitation, ils ont au total 122 animaux. Tout le lait est transformé sous forme de fromage. L’exploitation est composée de 6.5 ha au total avec 2ha de pâturage.

  1. L’élevage de chèvres :

  • L’élevage est composé de 122 animaux au total comprenant aujourd’hui :
100 chèvres traites
20 chevrettes
2 boucs (Saanen et Alpine)

  • La salle de traite comporte 12places et 4 postes à traire. La durée de traite est de 1h, une chèvre produit 500 à 600 kg de lait par an.

  • L’alimentation journalière des animaux est composée de :
  • Foin de luzerne à volonté (25% produit sur l’exploitation, le reste est acheté)
  • Regain à volonté (Foin de luzerne de deuxième coupe)
  • Affouragement en vert
  • Concentrés (Variable selon la production laitière, de 200 à 800 grammes)

  • Les chèvres sont divisées en 2 lots de 55 chèvres :
  • 1er lot : mise bas à la saison naturelle (février).
  • 2e lot : mise bas août et septembre.

Avant chaque mise bas les chèvres sont taries 2 mois.

  • Projet de conversion en bio.
  • II. La fromagerie :

Avec le lait produit ils fabriquent différents produits :
-tomettes
-crottins de chèvre
-bouchons apéritif
-faisselles
-yaourts
-crèmes brulées

  • Transformation tous les jours le matin.

  • Le prix du lait est de 2,60 € le L.

  • Les produits sont vendus toutes les semaines sur le marché le samedi et le dimanche.

  1. Conclusion :

70 % des produits sont vendus sur le marché et 30 % sont vendus à l’AMAP.
L’exploitation n’a que 6,5 ha ce qui est insuffisant ils voudraient avoir 15 ha mais à cause des grosses exploitations voisines qui prennent toutes les terres cela est impossible.
La fabrication de fromages 7j/7 occupe tout leur temps libre et donc ils n’ont pas d’activités extérieures.

IIII. Avis personnel :

La visite de cette ferme était intéressante mais nous avons été surpris de voir que cet homme arrive à vivre avec une si petite exploitation, heureusement qu’il ne vend pas son lait non transformé en coopérative sinon il ne gagnerait pas sa vie. Faire de la transformation fromagère est bien car ça rapporte beaucoup mais cela leur prend tout leur temps libre ce qui les handicapent beaucoup.

Maxime D.
Quentin B.

La mielerie de Dominique


Le 11 mai nous sommes allés voir un apiculteur en Haute-Savoie. Cet apiculteur s’appelle Dominique Obellianne sur la commune de Mieussy.
         Dominique s’est installé en agricole en 1992. Il a commencé à produire du miel avec 300 ruches. Il est passé, il y a quelques années, à 100 ruches pour des raisons personnelles. Une abeille se sert de ses antennes pour l’odorat et la vue. 10 abeilles pèsent 1 gramme.

         1. La ruche
        
On compte 20 000 à 25 000 abeilles par ruche. La ruche est constituée d’un toit en fer inoxydable, et plat pour assurer le transport. En dessous, sont mis des étages (des hausses). Il y a un petit trou en bas pour que les abeilles puissent rentrer et mettre leur miel dans les alvéoles qui sont faites en cire. Les abeilles doivent manger 10 kg de miel pour produire 1 kg de cire. En bas de la ruche, il y a un nourrisseur qu’on remplie de sirop sucré l’hiver pour les nourrir en cas de grands froids (12 kg pour toute la ruche). Pour que la ruche reste saine, les abeilles produisent un produit appelé propolis (issu des résines d’arbres et bourgeons) pour éviter les pourritures et sécher les animaux morts. Les abeilles stockent le miel en hauteur car il y fait plus chaud. Dominique récolte moyenne 12 kg de miel par ruche. En 2010, certaines ruches ont produit jusqu’à 40 kg de miel.
        

         2. La reine

Une ruche est constituée d’une reine. Lorsqu’une reine meurt, son odeur n’est plus diffusée. Les abeilles vont réagir en gavant plusieurs œufs de gelée royale pour redonner une nouvelle reine. Ces œufs vont mettre 15 jours au lieu de 22 jours (pour les ouvrières) à éclore. Lorsque les œufs sont éclos, les jeunes reines se battent entre elles et la gagnante deviendra la reine de la ruche. La reine, 6 jours après sont éclosion part en vol nuptiale, où elle va se faire « féconder » pour toute sa durée de vie par des faux bourdons. L’intérêt du vol nuptial est de produire autre chose que des mâles. La reine va passer sa vie à pondre les œufs qui donneront des ouvrières, en moyenne 1000 à 2000 œufs par jour. La reine vit environ 4 ans. Elle ne sort jamais de la ruche. La reine est alimentée par la gelée royale « salive des abeilles »  que les ouvrières produisent. Une reine peut être achetée et coût environ 15/20 €.


         3. Les ouvrières et les faux bourdons

Les abeilles ouvrières sont utilisées pour récolter le nectar qu’elles peuvent aller chercher jusqu’à 3 km. Le nectar est tiré de toutes fleurs en montagne. Les abeilles ont une durée de vie de 4 à 5 mois en hiver car elles ont moins d’activité qu’en été. En été, elles vivent 1 à 2 mois. Un faux bourdon est le mâle abeille. Il est issu de la production d’un œuf non fécondé. Il ne travaille pas dans la ruche et en hiver, ils sont mis à la porte de la ruche et meurent.

        
         4. Prédateurs et production

Les principaux prédateurs des abeilles sont l’homme et le frelon asiatique.
Les principales productions de Dominique sont la cire, le miel, le pollen et l’hydromel.
        
         La visite a été agréable et intéressante. Dominique nous a gentiment fait goûter du miel à la fin de la visite et on a pu observer les allers et venues des abeilles dans la ruche à travers les carreaux.


Jordan M.
Nicolas D.
Lycée de la Contamine



Introduction :

Lundi 9 mai dans la matinée nous nous sommes rendus au lycée de la Contamine.
Ce lycée propose plusieurs formations : activité hippique, le bac CGEA et paysagiste. C’est un ancien monastère dont il garde quelques bâtiments non rénovés mais la base de l’exploitation est construite à partir de ces anciens bâtiments. L’exploitation est située à 484 m d’altitude avec plusieurs ateliers comme ceux des bovins et des équins. Le site est composé de plusieurs bâtiments : une stabulation sur caillebotis, une nurserie (ancienne salle de traite), des bâtiments de stockage avec stabulation sur caillebotis et couchettes, une vingtaine de box, un manège et une carrière. Il dispose aussi d’un refuge en alpage vers la station touristique d’Avoriaz.


I) Bovin
I-1) Production laitière

L’exploitation est constituée de 40 vaches Abondance. La production laitière est d’environ 225 000 litres par an avec un taux protéique de 34,5 g /kg de lait et un taux butyreux de 38,5 g/ kg de lait en moyenne sur l’année 2010. Le taux de cellules maximum avant pénalités dans le lait est de 200 000 cellules par mL en Haute Savoie alors que dans les Deux-Sèvres ce seuil est de 350 000.


I-2) Alimentation

Pour leur premier vêlage les génisses restent en stabulation, les deux autres années elles montent dans les alpages de mi-juin à fin septembre. Toutes les vaches sont inséminées par IA. Lorsque les vêlages s’effectuent en alpage, les veaux se font redescendre au bout d’une semaine le temps qu’ils ingèrent le colostrum. Les génisses sont très peu élevées par les éleveurs. En alpage la tome est vendue à partir du 15 juillet. Les élèves de seconde pro et de première pro du lycée montent en alpage une semaine durant leur semaine à l’exploitation. Les vaches sont principalement nourries avec 50 % d’herbe avec une obligation de pâturage d’au moins 150 jours par an.

Pour l’hiver 2 silos d’herbe pré fanée sont remplis d’environ 110 tonnes, ce qui n’est pas pratique car il faut être minimum, deux : un à l’auto chargeuse et un autre au point roulant. L’exploitation ne fait pas de produits fermentés car elle se situe dans une zone AOP pour le reblochon et l’abondance. Elles sont aussi nourries à la farine.


II) Equin

L’exploitation compte 45 chevaux dont 15 en pension et 3 mules. Ils élèvent des selles françaises destinées à la monte et aux cours assurés pour les élèves du lycée mais aussi pour les propriétaires et les particuliers. Les élèves du lycée vont une semaine en stage dans le haras. Les chevaux sont nourris au foin et avec des concentrés mixtes et sont logés en box individuels sur copeaux de bois.
Toute la reproduction est assurée par IA. Nous avons assisté à une insémination d’une jument de trait. Les poulains mâles sont vendus à 7 jours a la boucherie mais les femelles sont gardées pour l’attelage.


III) Conclusion

C’est un lycée polyvalent en orientation il y a aussi un prise de conscience de l’environnement, une très bonne adaptation et un très bon effectif sur l’atelier équin.
Nous aurions préféré que la partie équine soit plus expliquée et plus détaillée mais dans l’ensemble l’exploitation a bien été présentée.

Nous remercions le chef d’exploitation qui nous a accueillis ainsi que l’inséminatrice qui nous a beaucoup informés lors de son intervention.

Laura DECHAINE
Justine PAILLET
Julie QUERE